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Faute de ne pas atteindre les objectifs leurs assignés qui est le retour effectif de la paix et la restauration de l’autorité de l’État, les animateurs de l’état de siège désavoué par la population qui ne jure que pour la levée de cette mesure dite exceptionnelle.

Au Nord-Kivu et en Ituri, toutes les couches de la population restent unanimes pour la levée de l’état de siège, elles ont été claires devant la délégation mixte Gouvernement et assemblée nationale conduite par le premier ministre Sama Lukonde à Goma et à Bunia.

Entre-temps un élu du peuple pense que;

« Levée de l’état de siège, une nécessité d’honneur, de respect et de dignité pour l’Armée et la Police Nationale Congolaises »,

L’honorable Prince Kihangi ajoute que;

« Lorsqu’une mesure dite exceptionnelle dure longtemps, elle devient un mode de vie normale, on s’y habitue, on s’y accoutume, et, elle ne produit plus les effets attendus. » Cet élu provincial de Walikale renchéri en disant que;

« L’État de siège devait être levé avant que sa levée ne soit exigée de la population. C’est la raison d’ailleurs qui avait motivé le législateur à le qualifier de mesure exceptionnelle d’une courte durée. Car, en effet, on ne saurait maintenir une population dans un état permanent de restrictions. Elle finit par en avoir marre pour chercher à s’en libérer, surtout lorsque les objectifs tardent à être atteints. Le législateur évitait aussi d’entretenir une cohabitation prolongée des officiers et hauts gradés de l’Armée et la population civile. Car, effectivement, il ya quelques années qu’un civil rencontrait rarement un Général de l’Armée. Son arrivée dans un milieu faisait tremblait tous les habitants et tous les bandits du village devaient se rendre d’eux-mêmes, car le rang de Général d’Armée était entouré d’un mythe. Mais, aujourd’hui, des officiers de l’Armée et de la Police vivent dans la communauté aux côtés des civils, partagent et échangent des propos avec eux dans des réseaux sociaux ; ce qui déshonore. »

Très inspiré, cet élu du peuple souligne que, « si les civils s’habituent aux officiers et hauts gradés de l’Armée et de la Police, ils les contredisent et s’opposent à leurs décisions, qu’est-ce qui va nous rester de dissuasif vis-à-vis des groupes armés. Et si les pays voisins apprennent que les populations civiles résistent aux ordres et instructions des autorités militaires et policières ! »

Pour Prince Kihangi, l’honneur et la dignité des forces armées et de la Police doivent être sauvegarder;

« J’aime bien que l’on continue à garder l’honneur et la dignité, le respect et la considération vis-à-vis de l’Armée et de la Police, car c’est le dernier rempart pour un État. Le mythe autour de l’Armée devait être entretenu. Évitons que le peuple s’habitue au symbole de la souveraineté, de l’ordre, de la discipline et de l’intégrité nationale. D’où, il faut, vite et sans plus tarder, mettre fin à la gestion des affaires politiques, administratives, économiques et sociales par des militaires et policiers. »

La politique n’est pas faite pour les militaire en RDC, raison pour la quelle, « les Forces Armées de la République Démocratique du Congo doivent demeurer apolitiques. Et si les militaires et policiers prenaient le goût du pouvoir politique, quelles pourront en être les conséquences prochaines ? » poursuit-t-il.

« Il est temps que le Chef de l’Etat décide de la levée de l’État de siège de manière à préserver :

  • la soumission des militaires et policiers à l’autorité civile ;
  • l’honneur et le respect de l’Armée et de la Police Nationale Congolaises vis-à-vis des populations civiles ;
  • le mythe autour de l’Armée et de la Police » a conclu le député provincial Prince Kihangi dans un message publié ce lundi 26 septembre 2022.

Précisons que, l’état de siège qui se veut mesure exceptionnelle, vient de totaliser 1 an et quelques mois sans aucun résultat palpable sur le plan sécuritaire, d’où la motivation des manifestations organisées par la société civile, les mouvements citoyens et les groupes de pression.

Rédaction