Ituri, le 25 août 2026
Face à l’insécurité persistante qui gangrène la province de l’Ituri, les miliciens patriotes dits « Wazalendo » n’entendent pas reculer. Ils réaffirment avec fermeté leur intention d’investir les territoires de Mambasa et d’Irumu avec un objectif affiché : mener une chasse à l’homme contre les terroristes des Forces démocratiques alliées (ADF).
Selon leur porte-parole, John Mangaïko, cette initiative répondrait à un appel pressant des habitants locaux. Sous la pression des offensives militaires menées au Nord-Kivu voisin, les combattants ADF auraient tendance à se replier vers les forêts ituriennes, accentuant la vulnérabilité des civils. Pour les Wazalendo, leur présence sur le terrain constitue un bouclier populaire devenu indispensable pour neutraliser cette menace volatile.
Toutefois, ce projet de déploiement d’une force auto-proclamée suscite de vives inquiétudes. Au sein de la chefferie des Babila-Babombi, plusieurs acteurs de la société civile et défenseurs des droits humains voient d’un mauvais œil l’arrivée de ces éléments. Ils redoutent une détérioration accrue du climat sécuritaire et pointent du doigt les risques de porosité ou de complicité entre certains groupes armés locaux et les rebelles ADF.
Appelant à une vigilance maximale, ces voix critiques exhortent plutôt à un renforcement des forces loyalistes régulières (FARDC) pour éviter de plonger la région dans un nouvel engrenage de confusion et de violences incontrôlées.
Rédaction