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Beni, le 25 août 2026

— Au lendemain de la violente altercation qui a secoué le quartier Kasanga-Tuha dans la commune de Mulekera, les forces de sécurité et les services de renseignements civils de Beni sont engagés dans une véritable course contre la montre. L’objectif : identifier, traquer et traduire en justice les meneurs de l’attaque survenue ce mercredi 19 août contre une équipe de la Croix-Rouge venue mener une campagne de sensibilisation face à une suspicion d’épidémie d’Ebola. ​L’incident, qui s’est soldé par l’agression directe d’un volontaire et trois autres blessés aujourd’hui pris en charge à l’Hôpital Général de Référence de Beni, a franchi une ligne rouge pour la justice locale.

​Une enquête axée sur la recherche des instigateurs

​Selon des sources proches du dossier, les investigations judiciaires s’orientent désormais vers la recherche méthodique des profils ayant orchestré le mouvement de panique et la violence populaire :

  1. ​L’identification des agresseurs directs : Grâce au recoupement des témoignages des habitants du quartier et aux constatations sur place, les enquêteurs cherchent à dresser le profil des personnes physiques impliquées dans les actes de violence.
  2. ​La traque des colporteurs de fausses informations : L’enquête s’intéresse particulièrement à l’origine des rumeurs alarmistes sur l’origine des récents décès enregistrés à Kasanga-Tuha. Ces fausses nouvelles ont sciemment désigné le personnel de santé comme bouc émissaire, déclenchant la colère de la foule.
  3. ​Le renforcement des dispositifs d’écoute : Un appel à la collaboration a été lancé auprès de la population locale afin de recueillir toute information permettant de faire la lumière sur la chaîne des événements.

​Tolérance zéro face à l’insécurité sanitaire

​Cette agression suscite une vive onde de choc au sein de la communauté humanitaire et médicale de Beni, déjà mise à rude épreuve par des contextes épidémiologiques complexes. Pour la Croix-Rouge, la sécurité de ses agents est non négociable :

​« Nos équipes sont sur le terrain uniquement pour sauver des vies et protéger les populations face aux urgences sanitaires. Agresser des humanitaires, c’est couper l’accès aux soins de tout un quartier », rappelle l’organisation, qui exige que des sanctions exemplaires soient prononcées contre les coupables.

​Alors que le calme est revenu à Kasanga-Tuha, la pression reste forte sur les épaules des services d’enquête. La poursuite des activités de santé publique dans la zone dépendra directement de la capacité des autorités à restaurer un climat de confiance, à faire toute la lumière sur ces événements et à garantir la sécurité de ceux qui interviennent pour sauver des vies.

Rédaction