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Kasindi-Lubiriha, le 10 août 2026.

__​Face aux récentes tensions entourant la Commission nationale de prévention routière (CNPR) au poste frontalier de Kasindi-Lubiriha, l’Association congolaise des commissionnaires agréés en douane (ACCAD) sort du silence. Accusée à tort par certains observateurs, l’organisation rejette catégoriquement toute responsabilité dans la crise actuelle et met en lumière de graves soupçons de gestion opaque au sein des antennes locales de la CNPR.
​Contacté sur la situation, un cadre de l’ACCAD a tenu à clarifier le rôle exact de son organisation.

L’association ne perçoit directement aucun centime des taxes routières. Son intervention se limite strictement à l’encadrement et à la supervision des agents de la province du Nord-Kivu, seuls habilités à percevoir ces recettes au niveau des entrepôts. ​C’est précisément ce mécanisme de contrôle renforcé qui a permis de faire exploser la traçabilité financière de la taxe de passage :

  1. Auparavant : L’antenne locale de la CNPR peinait à enregistrer 5 000 USD par mois.
  2. ​Sous supervision de l’ACCAD : Plus de 13 500 USD ont été collectés et intégralement reversés en l’espace de seulement cinq jours.

​Ce grand écart financier suscite de vives interrogations. Pour l’ACCAD, ces chiffres apportent la preuve tangible que certains responsables et agents locaux de la CNPR retenaient par le passé une partie significative des fonds publics ou falsifiaient les déclarations. Afin de faire toute la lumière sur cette affaire, l’ACCAD demande officiellement à la direction provinciale de la CNPR d’ordonner une enquête administrative et financière urgente. L’objectif : identifier les auteurs de ces fuites de capitaux et appliquer des sanctions exemplarités.

​L’association rappelle qu’elle ne cherche pas à se substituer aux services étatiques, mais plutôt à accompagner l’État congolais dans la maximisation de ses recettes. Les tensions observées aujourd’hui à Kasindi-Lubiriha ne sont donc que le résultat de la résistance au changement face à l’exigence de transparence.

Par Zachée Mathina