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Kinshasa, le 23 juillet 2026.

​L’est de la République Démocratique du Congo s’enfonce un peu plus dans l’horreur. Alors qu’une nouvelle vague d’attaques sanglantes a fait plus de 30 morts en 24 heures, l’élu de Beni, Enock Batsotsi Nyamwisi, dénonce avec véhémence l’inaction des autorités et l’indifférence générale face au calvaire quotidien des populations civiles.

​Une terre ensanglantée par le terrorisme

​La terre de Beni ne cesse de pleurer ses enfants. Entre la journée de mercredi et la nuit de ce jeudi, la barbarie a de nouveau frappé au cœur du territoire. Les terroristes des Forces Démocratiques Alliées (ADF) ont perpétré des attaques d’une violence inouïe dans les localités de Mununze, Kalibo, Ngoyo et Njiapanda.
​Le bilan, lourd et glaçant, fait état de plus de 30 civils sauvagement massacrés.

Pour la plupart des agriculteurs surpris dans leurs champs, ces hommes et ces femmes ont été exécutés à la machette, sans défense et sans aucun secours à portée de main. Un drame qui vient s’ajouter à une longue liste de localités endeuillées ces derniers temps : Vemba-Mavivi, Toda, Sayo, Mangina, Mutube, Nogera…

​« Le silence face à ces massacres est une faillite morale »

​Face à ce carnage perpétuel, la colère est à son comble. Le député national Enock Batsotsi Nyamwisi a décidé de taper du poing sur la table. Dans une prise de parole très ferme publiée sur son compte X (anciennement Twitter), l’élu de Beni formule un réquisitoire sans concession contre la résignation et le manque de protection des citoyens.

​« Pendant que certains détournent le regard, nos populations continuent d’être massacrées à la machette par les terroristes ADF. Des hommes, des femmes et des enfants sont tués dans un silence devenu insupportable », s’insurge l’Honorable Enock Batsotsi Nyamwisi.

​Pour l’élu du peuple, l’heure n’est plus aux condoléances de principe, mais aux interrogations fondamentales : Où est l’État ?

​« Où est la réponse que nos compatriotes sont en droit d’attendre ? Combien de vies faudra-t-il encore perdre avant qu’une action ferme, coordonnée et efficace ne soit engagée ? Ça fait 12 ans que ça dure », rappelle-t-il avec amertume, concluant que;

« le silence face à ces massacres est une faillite morale. Les Congolais méritent d’être protégés. Il est temps d’agir. »

​Un cri du cœur pour briser 12 ans d’impunité

​Cela fait désormais plus d’une décennie que la population du territoire de Beni vit sous la menace constante des ADF. Malgré les opérations militaires et la présence des forces de sécurité, le quotidien des habitants reste rythmé par la peur, les déplacements de populations et les deuils successifs.

​En élevant la voix, le député Enock Batsotsi Nyamwisi se fait l’écho de la détresse de tout un peuple qui refuse de s’habituer à l’horreur. Reste à savoir si ce cri d’alarme sera enfin entendu par les décideurs à Kinshasa pour enclencher une offensive sécuritaire décisive.

Rédaction