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Kinshasa, 20 juillet 2026

​Dix-neuf mois après le tragique assassinat du Colonel Mamadou Ndala, la justice militaire avait rendu son verdict. Aujourd’hui, plus d’une décennie plus tard, les conditions de cette condamnation refont surface et suscitent de vives indignations. L’ombre de l’un des héros les plus populaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) plane toujours sur la prison militaire de Ndolo. Cela fait désormais 12 ans que le Lieutenant-Colonel Birotsho Nzanzu Kossi croupit derrière les barreaux, condamné à la peine capitale pour sa participation présumée à l’assassinat du célèbre Colonel Mamadou Ndala.

​Arrêté le 17 novembre 2014, l’officier supérieur avait été jugé à l’époque par la Cour militaire opérationnelle du Nord-Kivu dans une atmosphère de vive tension nationale. Mais aujourd’hui, le déroulement de cette procédure judiciaire est lourdement remis en question.

​Une violation flagrante des droits de la défense ?

​Dans un communiqué percutant rendu public ce 20 juillet 2026, l’Association africaine de défense des droits de l’Homme (ASADHO) est montée au créneau pour exiger la réouverture immédiate du dossier.

​L’organisation non gouvernementale d’instruction et de défense des droits humains pointe directement du doigt les défaillances de la juridiction d’exception qui a jugé l’officier :

​« La Cour militaire opérationnelle du Nord-Kivu a violé la Constitution en privant le Lieutenant-Colonel Birotsho Nzanzu Kossi de son droit fondamental au recours. » indique l’ASADHO dans son communiqué de presse.

​En contestant la légalité et l’équité d’un jugement privé de double degré de juridiction, l’ASADHO remet la lumière sur un dossier sensible et rouvre le débat sur le droit à un procès équitable en RDC.

​Un appel pressant à la justice

​Pour les défenseurs des droits humains, le maintien en détention de cet officier dans ces conditions constitue une injustice prolongée qui ne saurait durer davantage.

L’ASADHO appelle ainsi les autorités judiciaires compétentes à se saisir à nouveau de l’affaire afin de :

  1. Garantir le respect de la Constitution et des engagements internationaux du pays.
  2. ​Accorder le droit de recours au condamné.
  3. ​Réexaminer minutieusement les faits pour que toute la vérité, et rien que la vérité, soit enfin établie.

​Alors que le souvenir du Colonel Mamadou Ndala demeure gravé dans la mémoire collective congolaise, cet appel à la révision rappelle que la quête de vérité ne doit jamais se faire au détriment des principes élémentaires du droit. Le dossier Birotsho est désormais relancé sur le bureau des décideurs.

Rédaction