Beni, mardi le 09 septembre 2025.
Des civils ne cessent d’être sauvagement tués par les terroristes de l’ADF en territoire de Beni et de Lubero au Nord-Kivu dans l’Est de la République Démocratique du Congo. La nuit du lundi à ce mardi 09 septembre a été longue pour les habitants du village Ntoyo en territoire de Lubero et celle du village Maleki en territoire de Beni, les rebelles Ougandais de l’ADF (Forces démocratiques alliées) ont fait incursion dans ces villages où ils ont tué plusieurs civils dont la plupart étaient dans une veillé mortuaire dans le ville Ntoyo. Face à ce énième cas des massacres, maître Achille Kapanga acteur politique de la région de Beni-Lubero, très choqué dit manquer le qualificatif à donner cet acte malheureux posé par les terroristes de l’ADF.
« Vraiment on manque le qualificatif qu’on peut attribuer à ce qui s’était passé en territoire de Lubero précisément dans le secteur de Bapere à Ntoyo et en territoire de Beni vers Maleki. Massacre, génocide, c’est quoi exactement? » S’interroge maître Achille Kapanga tout en compatissant avec la population de cette partie de la province du Nord-Kivu.
« Nous pensons que c’est une façon pour nous de nous poser plusieurs questions et nous dire que le M23 a plusieurs têtes, sont les façades du M23 qui sont entrain d’apparaître sous plusieurs formes » indique-t-il
Maître Achille Kapanga, acteur politique très actif à Kinshasa et ailleurs pour défendre les intérêts de la population du Nord-Kivu particulièrement celle de Beni-Lubero, interpelle le gouvernement face au danger qui guette les vies humaines dans les territoires de Beni et de Lubero.
« Nous interpellons notre gouvernement de ne pas seulement se focaliser sur des futilités, de comprendre qu’il y a des vies humaines en danger là-bas. Il y a pas longtemps que le Gouverneur de province a été dans ce coin, il est allé réconforter la population, juste après son retour voilà ce qui se passe, un sabotage où quoi? » ajoute Maître Achille Kapanga, qui pense qu’il est temps que des grandes agglomérations comme le secteur de Bapere soient protégées par des grands effectifs des militaires contre toute éventualité ennemi.
« Même si on a toujours crié sur le problème d’effectif au sein de notre armée (FARDC) nous pensons que des grandes agglomérations comme le secteur de Bapere ne doivent pas être gardé par un nombre réduit des militaires, il faut des bataillons suffisants, nous sommes en guerre et la RDC c’est tout un corps, s’il y a l’un des membres du corps qui est touché, c’est tout le corps qui est touché pour dire que cette situation doit nous interpeller tous. Nous pensons que les autorités doivent faire mieux pour focaliser leur attention à cette question » poursuit-il dans un ton d’irritation contre l’événement malheureux qui a frappé le territoire de Lubero et de Beni.
Outre le carnage de Lubéro, au moins 19 autres civils ont été tués et plusieurs biens incendiés, dont 7 motos et 3 vélos, lors d’une attaque des rebelles ADF, le même lundi 8 septembre 2025, à Fotodu-Maleki en territoire de Beni, à l’ouest d’Oïcha. Les corps des victimes ont été déposés à la morgue de l’hôpital général de référence d’Oïcha avec l’appui des FARDC, de la police et des militaires ougandais.
Ce qui fait un total, d’environ 119 personnes massacrées en 24 heures seulement, marquant une journée tragique pour la population du Nord-Kivu.
Zachée MATHINA