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​Beni / Butembo au 15 septembre 2026, le général-major Évariste Kakule Somo franchit le cap des 595 jours à la tête du Nord-Kivu. Nommé gouverneur militaire le 28 janvier 2025 dans une région sous tension, l’officier général montre un bilan jugé largement satisfaisant par de nombreux observateurs, ayant réussi le pari de conjuguer urgence sécuritaire et chantiers de modernisation.

​En prenant les commandes d’une province meurtrie par des décennies de conflits armés, des déplacements massifs de populations et un sous-équipement chronique, le défi semblait immense. Pourtant, à travers une vision axée sur la restauration de l’autorité de l’État et la relance socio-économique, l’administration militaire a su insuffler un nouvel dynamique, particulièrement dans les villes de Beni et Butembo ainsi que dans les territoires du Grand Nord.

​Une transformation des infrastructures malgré les contraintes

​C’est sans doute sur le plan des infrastructures que l’action du gouverneur est la plus visible. Dans les territoires de Beni, Lubero et Walikale, comme au cœur des centres urbains de Beni et Butembo, les chantiers de réhabilitation et de modernisation des voies routières se sont multipliés.

​Grâce aux ressources issues des taxes conventionnelles, plusieurs ponts stratégiques sont actuellement en construction dans les deux grandes villes du Grand Nord. À la frontière de Kasindi, la construction du collecteur d’eau « Kifereji » vient répondre à un problème récurrent d’assainissement. Plus ambitieux encore, l’élargissement des pistes des aéroports de Mavivi, Walikale et Lubero témoigne d’une volonté d’enclaver la région et de stimuler le commerce local.

​L’alliance stratégique avec le secteur privé

​Pour concrétiser ces projets face à la modestie des moyens publics et à l’absence de rétrocession régulière du gouvernement central, le général-major Somo a misé sur un partenariat fort avec les forces vives de l’économie. La Fédération des entreprises du Congo (FEC), l’Association congolaise des commissionnaires agréés en douane (ACCAD), l’ASSECAF ainsi que l’Initiative pour le développement intégral du Kivu (IDIK) ont été activement associées à la mobilisation des ressources et à la gestion des chantiers.

​Cette synergie entre l’administration provinciale et les opérateurs économiques locaux porte aujourd’hui ses fruits, matérialisée par des avancées concrètes saluées par la population.

​Sécurité et diplomatie : renforcer le front interne et l’image externe

​Sur le front de la sécurité, priorité absolue de son mandat, plusieurs mesures phares ont permis d’améliorer la mobilité et l’efficacité des forces de l’ordre :

  1. ​Kasindi : remise d’engins à deux roues à la Police nationale congolaise (PNC) ;
  2. ​Beni : dotation de véhicules à quatre roues pour les services de sécurité ;
  3. ​Walikale : fourniture de douze kits d’interconnexion internet par satellite pour les FARDC ;
  4. ​Soutien logistique : prise en charge alimentaire des combattants Wazalendo engagés aux côtés des forces régulières.

​Sur le plan diplomatique, le gouverneur a su briser l’isolement de la province. Des diplomates de premier plan notamment les ambassadeurs de l’Union européenne, de la Belgique et de l’Ouganda se sont succédé au Nord-Kivu. La relation avec la MONUSCO s’est également renforcée, comme l’illustre l’installation à Beni du quartier général de sa brigade d’intervention.

​Un bilan salué par la société civile et les acteurs politiques

​À l’issue d’évaluations menées auprès des personnalités socioreligieuses et politiques de la région, le sentiment général est au coup de chapeau. Malgré un contexte sécuritaire précaire et des défis gigantesques qui persistent dans les zones encore perturbées par la présence de groupes armés, le cap des 595 jours est perçu comme une réussite pragmatique.

​En alignement direct avec la vision du chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi qui fait de la paix à l’Est la condition sine qua non du développement de la RDC, l’administration Évariste Somo entend poursuivre sur cette lancée. Pour les observateurs locaux, la clé du succès résidera désormais dans le maintien de cette union sacrée entre la population, le secteur privé et l’autorité provinciale.

​Par la Redaction