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Beni, le 25 juillet 2026.

​C’est une victoire déterminante pour les communautés riveraines du Lac Édouard et un soulagement majeur pour les pêcheurs de l’enclave de Kyavinyonge, en territoire de Beni. Grâce à une offensive diplomatique et politique menée sans relâche par l’élu provincial Élie Mbafumoja (dit « Élie Mayangose »), le gouvernement central vient de trancher un conflit récurrent qui menaçait la paix sociale : l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) s’est vu rappeler à l’ordre et sommé de cesser toute ingérence dans le secteur de la pêche.

​Un conflit de compétences au cœur des tensions localement

​Depuis plusieurs semaines, le climat était particulièrement tendu sur la partie congolaise du Lac Édouard. En cause : des initiatives unilatérales menées par certains agents de la Direction du Parc National des Virunga, imposant des plaques d’immatriculation et des permis de pêche payants aux pêcheurs individuels.

​Ces mesures, prises en dehors de tout cadre légal et sans concertation avec le Ministère de la Pêche et Élevage, ont suscité la colère des communautés locales. Dans une région déjà fragilisée par des défis sécuritaires complexes, ces actions ont provoqué des manifestations et ravivé un sentiment d’injustice chez les travailleurs du lac.
​face à cette crise, l’Honorable Élie Mbafumoja, discipline politique farouche du ministre national Muhindo Nzangi, s’est saisi du dossier. Multipliant les démarches et les plaidoyers auprès des instances décisionnelles à Kinshasa, le député provincial a porté la voix des paysans et des pêcheurs de son territoire pour obtenir gain de cause.

​La réplique ferme du Gouvernement : l’ICCN rappelé à l’ordre

​Le fruit de ce travail de plaidoyer ne s’est pas fait attendre. Dans une correspondance officielle adressée ce vendredi 24 juillet 2026 au Directeur Général de l’ICCN, le Ministre national de l’Environnement, du Développement Durable et de la Nouvelle Économie du Climat, le Professeur Marie Nyange Ndambo, a tapé du poing sur la table.

​Le ministre a recadré de manière catégorique les prérogatives de l’établissement public :

​ »Je tiens à rappeler que les attributions relatives à l’organisation, à la délivrance des permis, et au contrôle des activités de pêche relèvent exclusivement du Ministère de la Pêche, conformément aux textes en vigueur.

L’ICCN, en tant qu’établissement public chargé de la conservation de la nature, ne peut en aucun cas s’ingérer dans des compétences qui ne sont pas les siennes. »
​L’instruction est claire : l’ICCN doit cesser immédiatement toute tentative d’imposition de plaques ou de permis sur le Lac Édouard.

​Pour une « conservation de compromis » et participative

​Ce rappel à la loi consacre la vision défendue depuis toujours par le député Élie Mbafumoja sur le terrain : une conservation environnementale participative, respectueuse des droits des populations riveraines et non punitive.

​Rejoignant la position de l’élu de Beni, le Ministre de l’Environnement a exigé un changement d’approche radical de la part des gestionnaires du Parc des Virunga, en appelant à une cohabitation pacifique :

​ »Je vous instruis de veiller à ce que vos services privilégient une conservation de compromis, fondée sur la concertation, la cohabitation pacifique avec les communautés riveraines, et le strict respect des limites institutionnelles. »

​Désormais, toute initiative de l’ICCN susceptible d’impacter les activités socio-économiques des populations ou les relations institutionnelles devra recevoir l’autorisation préalable de sa hiérarchie.

​Un pari gagné au-delà du territoire de Beni

​Cette intervention ministérielle remet chacun dans ses compétences légales et permet d’instaurer un climat de confiance indispensable à la stabilité de la région.

​Pour les observateurs locaux, le succès de ce plaidoyer démontre l’engagement du député provincial Élie Mbafumoja en faveur de la justice sociale. Dépassant le strict cadre de sa circonscription, cet élu du peuple prouve une fois de plus que sa priorité demeure la défense des intérêts vitaux de la population du Nord-Kivu en général, et des paysans riverains des aires protégées en particulier.

Rédaction