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Beni, le 26 juillet 2026

— Le climat demeure particulièrement tendu autour du lac Édouard, dans l’enclave de Kyavinyonge (territoire de Beni), où un conflit persistant oppose l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) aux communautés de pêcheurs locaux. Face à l’escalade de la crise, le député provincial Kambale Marondo Roger, figure majeure de la défense des droits des populations riveraines du Parc National des Virunga, monte au créneau. Il appelle au respect strict des instructions fermes données le 24 juillet 2026 par la ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle économie du climat, adressées au Directeur général de l’ICCN pour décrisper la situation.

​Une médiation saluée pour désamorcer la crise

​Dans sa prise de parole, l’élu provincial a tenu à saluer l’implication décisive du ministre Muhindo Nzangi, dont l’intervention visant à apaiser les tensions fait suite aux plaidoyers menés par le député provincial Élie Mbafumoja (dit Élie Mayangose).

​Tout en saluant ces avancées politiques et diplomatiques, l’honorable Kambale Marondo Roger a lancé un appel vibrant à l’ensemble des parties prenantes afin qu’elles se conforment sans délai aux orientations fixées par le gouvernement central.

​Exactions et amendes exorbitantes : un cri d’alarme

​L’élu n’a pas mâché ses mots à l’égard des méthodes employées sur le terrain par certains agents de l’ICCN. Il exige l’arrêt immédiat des arrestations arbitraires visant les pêcheurs et la saisie de leurs pirogues sous prétexte qu’elles ne portent pas de plaques d’immatriculation frappées de l’effigie du gorille.

​Il dénonce avec force des dérives intolérables :

  1. ​Des amendes étouffantes : Des sommes atteignant jusqu’à 800 000 FC réclamées arbitrairement aux pêcheurs.
  2. ​Des conditions de détention inhumaines : Des arrestations suivies de détentions dans des conditions dégradantes, s’apparentant à des trous, survenues dans des zones sous occupation des rebelles du M23-AFC.

​« Ces conditions d’incarcération inhumaines imposées à nos concitoyens par certains agents à Kihangiro et Nyakakoma des entités sous contrôle des rebelles sont révoltantes et inacceptables. » indique Kambale Marondo Roger.

​L’honorable Marondo Roger exige l’ouverture urgente d’une enquête indépendante pour faire toute la lumière sur ces agissements et punir les responsables de ces violations des droits humains.

​Pour une clarification juste et concertée des limites du parc

​Au-delà de la gestion de l’urgence, le député provincial plaide pour une solution durable à la crise foncière et environnementale qui corrode la région. Rejetant catégoriquement ce qu’il qualifie de « faux rapport » établi par la commission ad hoc, il appelle à reprendre le processus de clarification des limites du Parc National des Virunga sur de nouvelles bases.

​Pour Kambale Marondo Roger, le salut passe impérativement par un dialogue inclusif et franc, mené main dans la main avec les autorités coutumières et les populations riveraines, seules garanties d’une cohabitation pacifique et pérenne sur les rives du lac Édouard.

Rédaction