Par un citoyen congolais attaché à la paix et à la justice foncière
Publié le 17 juillet 2026 — Tribune Libre / RDC
Il y a des hommes qui, par leurs actions, creusent la tombe de leur propre peuple. Maliro Musemakweli Jean-Baptiste, alias « Kiluku », est de ceux-là. Cet usurpateur, qui se fait passer pour le chef du village de Nzulo dans le territoire de Masisi, est en réalité un pyromane qui joue avec les tensions foncières les plus explosives de l’Est de la République Démocratique du Congo.
Un usurpateur sans titre ni légitimité à la tête de Nzulo
Que la vérité éclate enfin : Kiluku n’est pas le vrai chef de Nzulo. Le chef légitime et reconnu est BAUMA Rugenge.
Kiluku n’est qu’un usurpateur qui s’est imposé par la ruse et l’intimidation. Cet aventurier croit tout se permettre parce qu’aucune autorité ne l’a encore rappelé à l’ordre. Il ne respecte rien, n’a aucune limite et nargue ouvertement la communauté.
Pire encore, ce même individu se targue d’être chef à la fois :
À Nzulo ;
À Bulengo ;
À Shoffe ;
Et pousse ses pions jusque dans le territoire de Nyiragongo.
Un homme seul s’arroge ainsi des pouvoirs sur des territoires entiers, comme si la terre congolaise était sa propriété personnelle.
Le marchand de terre qui vend ce qui ne lui appartient pas
Kiluku s’est transformé en un marchand de terre sans scrupule. Il vend les parcelles des paisibles citoyens sans aucun remord. Ses méthodes frauduleuses sont bien rodées :
La multi-vente : Un même terrain peut être vendu à dix personnes différentes.
La réduction de superficie : Vous achetez un hectare sur papier ? Sur le terrain, il ne vous octroie qu’un espace de 20 mètres sur 30.
En agissant de la sorte, il jette des familles entières dans le conflit, sème la discorde entre voisins, divise les clans et oppose les communautés. Il est le véritable artisan de la haine foncière qui empoisonne le quotidien dans cette partie du pays.
Le conflit foncier : moteur des guerres à répétition
Chaque conflit foncier non résolu est une allumette jetée dans un baril de poudre.
L’Est du Congo saigne abondamment parce que des hommes comme Kiluku tirent profit et s’enrichissent sur le chaos ambiant.
Ce qui choque davantage, c’est son opportunisme politique sans limite :
Sous le régime de Kabila, il octroie des terres aux dignitaires de l’époque.
Lors de l’alternance, il réattribue ces mêmes terres aux membres de l’UDPS.
À chaque changement de vent politique, il redistribue les cartes au profit des nouveaux arrivants.
Il joue sur tous les tableaux, manipule tous les régimes et trahit tout le monde pour préserver son business lucratif.
Cet homme n’a ni foi ni loi.
890 familles victimes, un seul coupable désigné
« Lors des travaux de la commission de pacification brusquement stoppée, en moins de deux semaines, 890 familles ont toutes pointé du doigt un seul et unique homme : Kiluku ».
890 familles ! Ce chiffre astronomique n’est ni un hasard, ni une coïncidence.
C’est le cri de détresse d’un peuple qui étouffe sous l’arbitraire d’un individu se croyant au-dessus des lois.
À ce sujet, les juristes posent une question de bon sens : est-ce que le gouverneur de Kinshasa est le propriétaire de toutes les parcelles des Kinois ? Évidemment que non. Alors, pourquoi Kiluku, simple chef de village autoproclamé, se comporte-t-il comme le maître absolu des terres de Nzulo, de Bulengo, de Babetsi et d’une partie du Nyiragongo ?
Un danger pour la paix et un obstacle à la réconciliation
Kiluku représente un danger sécuritaire majeur.
Il fait le lit des guerres de demain.
Tant qu’il continuera à vendre des terres qui ne lui appartiennent pas, à semer la confusion et à attiser les conflits interclans, il n’y aura pas de paix durable dans le Kivu. Il fait partie de ces prédateurs qui prospèrent uniquement dans le chaos et qui feront tout pour que l’instabilité perdure.
Les révolutionnaires du M23, qui contrôlent désormais une grande partie du Nord-Kivu, doivent corriger et punir cet imposteur. Mais au-delà, c’est l’ensemble des autorités congolaises locales, provinciales et nationales, qui ont le devoir impérieux de mettre fin aux agissements de ce prédateur. La paix ne reviendra pas tant que des hommes comme Kiluku violeront la loi en toute impunité.
L’appel pressant à la justice
Peuple du Kivu, autorités de la RDC, communauté internationale : ouvrez les yeux.
Maliro Musemakweli, alias Kiluku, n’est pas un chef coutumier : c’est un usurpateur.
Il n’est pas un bâtisseur : c’est un destructeur.
Il n’est pas un protecteur des terres : c’est un spoliateur.
Plus tôt il sera maîtrisé et puni, plus tôt la paix pourra s’installer entre tous les clans du Kivu. La justice doit impérativement frapper. Les terres doivent être restituées à leurs véritables propriétaires, les familles doivent récupérer leurs parcelles et Kiluku doit répondre de ses actes devant un tribunal.
Car une vérité demeure immuable : celui qui joue avec le feu finit toujours par se brûler. Et le brasier qu’il a allumé dans l’Est ne s’éteindra que lorsque les pyromanes seront définitivement mis hors d’état de nuire.
Rédaction