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​Par la Rédaction Économique • Publié le 16 juillet 2026 • Temps de lecture : 4 min

​Un face-à-face historique entre le Ministère du Commerce Extérieur et les chefs d’entreprise a permis de tracer la feuille de route d’un partenariat public-privé sans précédent. Au menu : protection industrielle, digitalisation et diplomatie d’affaires agressive.

​Ce jeudi 16 juillet 2026, un vent de réforme a soufflé sur les relations d’affaires en République Démocratique du Congo. À l’initiative du Ministère du Commerce Extérieur, sous l’égide dynamique de son Ministre Julien Paluku, et de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), emmenée par son Président Robert Malumba, un dialogue interactif de haut niveau s’est tenu à Kinshasa.

​L’objectif affiché est extrêmement ambitieux : bâtir une synergie public-privé solide afin de permettre au secteur privé congolais de conquérir de nouveaux marchés internationaux, tout en protégeant les industries locales souvent confrontées à une concurrence extérieure féroce.

​Les 5 chantiers prioritaires de Julien Paluku
​Soutenu par ses experts techniques et les services publics placés sous sa tutelle, le Ministre Julien Paluku a présenté une feuille de route structurée autour de cinq piliers d’intervention immédiate :

​01 | Digitalisation intégrale des procédures : La dématérialisation complète des formalités liées à l’importation et à l’exportation est engagée afin de réduire drastiquement les délais de traitement et de fluidifier l’ensemble des flux marchands de la RDC.

​02 | Diplomatie commerciale agressive : La RDC entend redynamiser activement sa présence et son positionnement stratégique au sein de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) et renforcer de manière étroite ses partenariats avec la CNUCED.

​03 | Capter les marchés mondiaux (AGOA) : Optimisation et restructuration des dispositifs nationaux d’exploitation de l’AGOA afin de maximiser la pénétration des produits congolais sur le marché américain.

​04 | La qualité comme arme de compétitivité : Modernisation des laboratoires et des infrastructures de contrôle technique de l’Office Congolais de Contrôle (OCC) pour garantir des standards conformes aux exigences internationales.

​05 | Capitalisation des grands accords commerciaux : Mise en œuvre proactive de la ZLECAF et concrétisation des opportunités offertes par les accords de partenariat avec les Émirats Arabes Unis, l’Union Européenne, le Royaume-Uni et la Chine.

​Un tournant décisif pour le climat des affaires

​Cette impulsion gouvernementale répond directement aux orientations très strictes du Président de la République. Le plan d’action mené par Julien Paluku vise à assainir durablement l’environnement entrepreneurial de la RDC.

Pour cela, la priorité est claire : supprimer définitivement les taxes jugées « toxiques » qui pénalisent l’investissement, accentuer la lutte contre la corruption et démanteler les réseaux d’agents publics véreux qui freinent le dynamisme de l’économie.

​Évaluations régulières : place à la redevabilité

​Afin d’éviter l’effet d’annonce et d’assurer un suivi rigoureux des décisions, le Ministère et la FEC ont pris l’engagement d’institutionnaliser deux évaluations de performance par an. Des séances de travail spécifiques seront également organisées systématiquement en amont de la rédaction de chaque Loi de Finances nationale.

​« La FEC ne demande pas la gratuité des impôts, mais de la transparence. » a déclaré Robert Malumba, Président de la FEC.

​Cette formule marquante de Robert Malumba symbolise la volonté du secteur privé de s’impliquer dans une relation de confiance et de vérité avec l’État.

En scellant ce partenariat stratégique sous la houlette de Julien Paluku, les deux acteurs posent les bases d’une économie nationale à la fois plus résiliente, plus attractive et résolument tournée vers l’exportation.

Rédaction