Beni, le 29 août 2026
____Réunis au sein de leur association dénommée « AMICALE DES JOURNALISTES PROFESSIONNELS DE KAMANGO, A.J.P.KA, près de quarante cinq (45) journalistes de la zone de santé de Kamango en territoire de Beni prennent part une formation à leur intention.
Appuyée financièrement et logistiquement par la Radio partenaire « UBUNTU F.M », cette formation de deux jours s’est ouverte ce samedi 29 août et va baisser les rideaux le lundi 31 août. Ce samedi, premier jour de la formation, les journalistes issus des radios Mega-Bata F.M, Umoja F.M, Ebeneza F.M et du site d’informations kivuactualites.com ont été sensibilisés par Monsieur Richard Kirimba, journaliste professionnel et premier Vice-Président de la société civile du territoire de Beni sur la thématique portant sur : « la désinformation, la mésinformation, la malinformation et la rumeur ». Décortiquant ce sujet, le facilitateur a établi un distinguo entre les trois concepts susévoqués. D’après les enseignements de Richard Kirimba, la désinformation c’est la diffusion, par le journaliste, de la mauvaise (fausse) information tout en sachant qu’il s’agit réellement d’une mauvaise (information), l’intention étant de nuire à la personne ou à l’institution concernée. Par contre, a-t-il poursuivi, la mésinformation est la diffusion, par le journaliste, de toute mauvaise (fausse) information sans savoir qu’il s’agit réellement d’une mauvaise (fausse) information. Cet état des choses peut être dû, rencheri-t-il, au fait d’avoir fait croire au journaliste qu’il s’agit d’une information fiable. Quant à la malinformation, c’est la diffusion de toute bonne information mais au temps et au contexte non approprié. Pour la rumeur, c’est la diffusion d’une information sans source non clairement bien identifiée (information anonyme).
Pour faire face à la désinformation, le facilitateur a évoqué neuf (9) clés appropriées dont :
- La vérification de la source d’information,
- Connaître l’auteur du message,
- le domaine d’intervention de l’auteur,
- vérifcation du contenu du message (information),
- avoir un esprit critique,
- se familiariser avec la technologie,
- sensibiliser son entourage sur la fausseté de l’information,
- vérification de l’information avant de partager,
- Signaler les informations douteuses.
Au là du sujet décortiqué, les participants seront édifiés ce lundi 31 août sur :
- Le code et déontologie du journaliste,
- La confraternité,
- La gouvernance sécuritaire,
- La responsabilité du journaliste en temps de,
- Le journalime face au terrorisme,
- Aperçu général sur l’organisation « UBUNTU
A l’issue de cette formation, les formateurs attendent changer le narratif et la façon de traiter et diffuser les informations par les participants.
De la paternité de l’activité
La tenue de la formation en faveur des Journalistes de la chefferie des Watalinga, du groupement Baniangala et du village Kikingi est une réponse à la lettre écrite en date du 26 mai 2026 par le Journaliste Pro-Activiste Philémon Kachelewa à l’organisation « UBUNTU PANAFRIKA ». À travers son document, l’auteur demontrait la nécessité de capaciter les professionnels de médias de cette partie du territoire de Beni, étant donné que l’apprentissage reste perpetuel dans la vie courante. Pour lui, une formation de capacitation permettra aux participants de changer leur narratif et d’adapter leur façon de prester au contexte actuel. Afin d’atteindre cet objectif ultime, il avait sollicité l’appui logistique et financier de cette activité par « UBUNTU PANAFRIKA ». En réponse, l’organisation a réservé un écho favorable à cette demande de Monsieur Philémon Kachelewa en piquant une enveloppe financière dans la gibeicière de « UBUNTU F.M » et ce jour, son rêve s’est matérialisé.
Dans l’histoire de la presse, le Journaliste Pro-Activiste Philémon Kachelewa est désormais le tout premier à décrocher une formation en faveur des journalistes de la zone de santé de Kamango, constitué de la chefferie des Watalinga, du groupement Baniangala et du village Kikingi. Par cette initiative réussie, l’auteur du plaidoyer vise également à fédérer les journalistes de ce coin et à promouvoir les bonnes relations interprofessionnelles.
Rédaction