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Beni, le 28 juin 2026

– Les récentes initiatives de développement du sénateur Papy Machozi dans la ville de Beni font réagir la ville voisine. Alors que le parlementaire multiplie le financement d’infrastructures locales, notamment la construction de temples pour l’Église catholique et de nouveaux auditoires universitaires, un sentiment de marginalisation grandit au sein de la population de Butembo.

​Élu de la région et originaire du grand Nord-Kivu (Beni-Butembo), le sénateur se voit aujourd’hui reprocher une politique de bienfaisance jugée trop sélective. ​Le cri du cœur de Butembo. ​Pour de nombreux habitants de Butembo, le déséquilibre dans l’orientation des œuvres caritatives passe mal. Interpellant directement l’homme d’État, Serges Matungulu, un leader d’opinion local, l’appelle à redresser la barre et à ne pas oublier sa base électorale de Butembo.

« Le sénateur Papy Machozi est le fils de toute la région de Beni-Butembo. Il est tout à fait légitime que les habitants de Butembo bénéficient, eux aussi, de sa générosité et de ses projets de développement », a plaidé Serges Matungulu.

Au-delà du béton : l’urgence sécuritaire.

​Tout en saluant l’importance de ces nouvelles infrastructures pour la jeunesse et les croyants de Beni, Serges Matungulu a tenu à rappeler une réalité cruciale : le défi sécuritaire. Pour lui, la construction de bâtiments ne peut Occulter la crise humanitaire et sécuritaire qui frappe la région.

​L’activiste invite le sénateur à user de son poids politique et de ses prérogatives parlementaires à Kinshasa pour bousculer les décideurs politiques et militaires, afin de garantir la protection des populations.

« La sécurité reste la priorité des priorités », insiste Serges Matungulu, avant de lancer cette interrogation percutante : « Si on continue à massacrer la population, qui va chaque fois aller prier dans ces temples ou étudier dans ces auditoires ? »

​À Beni comme à Butembo, les attentes restent immenses. Si les œuvres du sénateur Machozi sont saluées à Beni, l’appel à une approche plus inclusive et, surtout, à un engagement plus fort sur le front de la sécurité résonne désormais comme une urgence absolue pour la survie de la communauté.

Par la rédaction