Kinshasa/Beni, le 29 octobre 2026
– Saisi par une alerte du député national Crispin Mbindule Mitono concernant une prétendue double taxation illégale des produits pétroliers à Kasindi, le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a choisi la fermeté pour remettre l’église au milieu du village. Dans une correspondance officielle aux allures de mise au point rigoureuse, l’exécutif national tord le cou aux allégations de la FEC/Beni relayées par le parlementaire et rétablit la vérité des chiffres.
Halte à la désinformation : Le système SYDONIA fait autorité
Dans sa réponse claire et argumentée, le grand argentier de la République recadre le député en démontrant, preuves à l’appui extractions et bulletins de liquidation du système informatique SYDONIA à l’appui, qu’aucune nouvelle taxe n’a été créée ni configurée par la Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA) à Kasindi.
Le ministre rappelle vertement à l’élu que la variation observée sur les prix n’est que la conséquence directe de l’expiration des mesures d’allègement fiscal et douanier exceptionnelles accordées par le Décret n°24/17 du 21 novembre 2024 en faveur des provinces sous état de siège. En clair, la hausse dénoncée correspond simplement au retour à la normale du taux de la redevance du FONER, une fois le régime d’exception arrivé à son terme légal. Une leçon de rigueur institutionnelle qui rappelle l’importance de maîtriser les textes avant de propager des alarmes infondées.
Pour solder cette zone d’ombre, le ministre a enjoint au Directeur Général de la DGDA d’ouvrir immédiatement des enquêtes strictes pour établir les responsabilités et châtier ces pratiques hors la loi qui sapent le climat des affaires.
Une main tendue conditionnée à la vérité des faits
Tout en recadrant les accusations hâtives, le gouvernement démontre son pragmatisme. Le ministre des Finances a laissé entendre que l’exécutif national pourrait examiner l’éventualité de proroger les avantages fiscaux pour soutenir la province du Nord-Kivu. Une manière subtile de rappeler à la représentation nationale que la gestion de crise exige moins de polémiques politiques et davantage de collaboration constructive pour préserver le pouvoir d’achat des populations locales.
Rédaction