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Beni-Mbau, le 20 octobre 2026

— Quatorze années se sont écoulées, mais le souvenir reste vivement gravé dans les esprits et les pèlerinages. Ce mardi 20 octobre 2026, la communauté chrétienne de la paroisse Notre-Dame des Pauvres de Mbau s’est rassemblée dans le recueillement pour commémorer le 14ᵉ anniversaire de la disparition des abbés Edmond Kisughu, Kakule Wasukundi Anselme et Jean-Pierre Ndulani, enlevés le 19 octobre 2012. Face au mystère persistant entourant leur sort, les fidèles balancent toujours entre l’espoir et le deuil, unis dans une foi inébranlable.

​Un message poignant face à la douleur collective

​Au cours de la célébration eucharistique, marquée par une émotion palpable, plusieurs voix se sont levées pour dénoncer le silence et l’oubli qui entourent ces tragédies. Parmi les intervenants, le philanthrope et fervent catholique Kakule Mukovi Zawadi a livré un plaidoyer vibrant contre la résignation et les crimes impunis qui frappent la région.

​S’adressant directement aux auteurs de ces actes et aux détracteurs de la quiétude sociale, il a martelé avec force :

​« Vous pouvez toucher à nos corps, mais pas à nos cœurs. Le martyre commence avec la disparition des justes. »

​Ces paroles, accueillies avec une vive émotion par l’assemblée, rappellent que la dignité et la mémoire restent d’imposants remparts contre la terreur.

​Un monument pour immortaliser les serviteurs de Dieu

​Afin de graver dans le marbre le sacrifice de ces trois serviteurs de Dieu et d’offrir à la communauté un lieu de mémoire collective, une initiative conjointe a été lancée par les chrétiens et des bienfaiteurs venus de divers horizons : la construction d’un monument historique à Mbau.

​Conscient de l’ampleur et de la portée symbolique du chantier, Kakule Mukovi Zawadi a posé un geste concret en faisant don de dix sacs de ciment pour le démarrage des travaux.

​Un appel à la solidarité régionale

​Ce geste symbolique se veut être l’étincelle d’un élan de solidarité plus vaste. Rappelant que ce projet mémoriel n’en est qu’à sa phase initiale, le philanthrope a lancé un appel solennel aux filles et fils du terroir, aux opérateurs économiques, ainsi qu’aux autorités politico-administratives afin qu’ils apportent leur pierre à l’édifice.

​Pour la communauté de Mbau et l’ensemble du territoire de Beni, ce futur monument représentera bien plus qu’une structure en béton : il sera le symbole éternel d’une communauté résiliente, refusant l’oubli et réclamant justice et paix pour ses pasteurs disparus.

Rédaction