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Kinshasa, le 25 septembre 2026

__L’opérationnalisation imminente de la Mutuelle de Santé des Enseignants (MESP) dans la région de Beni est le fruit de longues démarches parlementaires menées par le député national Élie Vaghumawa. Pourtant, alors que ce dossier initié dès le début de son mandat est sur le point d’aboutir, des observateurs indépendants montent au créneau pour dénoncer une tentative d’appropriation politique par un autre élu de la place.

Selon des documents et courriers parvenus à notre rédaction, Élie Vaghumawa s’est investi dès 2024 en saisissant officiellement le ministère de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique (EPST). Ses actions de lobbying politique n’ont jamais cessé car il a continué à travaillé activement depuis longtemps avec la Direction Nationale de la mutuelle de santé des enseignants.

Au-delà de la mutuelle de santé, l’élu plaide activement pour l’amélioration globale des conditions de travail des professionnels de la craie et la régularisation des enseignants non payés (NP).

Ses multiples séances de travail officielles avec l’actuelle ministre de tutelle ont payé, cette dernière lui ayant récemment confirmé l’aboutissement très proche du processus.

C’est précisément l’annonce de ce succès qui aurait activé les ambitions d’un autre député national, également élu de Beni. Flairant le bon coup politique, ce dernier tente de s’attribuer la paternité du projet. Pour crédibiliser sa démarche, il a introduit une question écrite sans débat adressée à la ministre de l’Éducation.

Cependant, le bureau de l’Assemblée nationale, parfaitement imprégné de l’historique du dossier porté par Élie Vaghumawa, n’a jamais transmis cette lettre à la ministre et surtout, et la réponse de la ministre si jamais elle arrive, la question a avancé elle sera superfétatoire.Pour tenter de rallier le Syndicat des Enseignants du Congo (SYECO) à sa cause, ce député a mené des actions de charme sur le terrain, dotant notamment quelques chaises plastiques et tables les antennes syndicales de Bulongo, Oicha et Kyondo.

D’après les observateurs indépendants interrogés, cette méthode n’est pas une première pour cet élu. Ce dernier est accusé d’avoir utilisé les mêmes stratagèmes de récupération concernant les dossiers liés à l’opérationnalisation de la ville d’Oicha et de la commune de Kasindi, des projets pourtant portés à bout de bras par le notable Jonas Kasimba ainsi que plusieurs autres leaders d’opinion de la région.

Face à ce qu’ils qualifient de « théâtralisation de l’action parlementaire », ces observateurs appellent la population de Beni à la plus grande vigilance. Ils invitent les électeurs à exiger des comptes rigoureux à cet élu, dont le bilan semble se construire au détriment des efforts et des initiatives de ses collègues.

La Rédaction