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Beni, 13 septembre 2026.

___​La dégradation du climat sécuritaire dans la ville de Beni suscite une vive indignation au sein de la population et de ses représentants. Face à cette situation alarmante, le député provincial Élie Mbafumoja — plus connu sous le nom d’Élie Mayangose par ses électeurs — monte au créneau pour dénoncer la montée en flèche de la criminalité urbaine qui asphyxie la quiétude des citoyens.

​L’élu pointe un dysfonctionnement majeur au sommet de l’administration locale : le relâchement dans la tenue régulière des réunions hebdomadaires du conseil urbain de sécurité par le maire policier. Selon le parlementaire, cette carence prive les forces de l’ordre d’un cadre essentiel d’évaluation et de planification stratégique. La situation est telle que même le Gouverneur militaire, résidant sur place et devenant de fait un administré du Maire au niveau local, n’est pas épargné par cette insécurité grandissante.

​Un appel pressant à jouer son rôle de sentinelle

​Face à ce laissez-faire, l’honorable Élie Mbafumoja interpelle directement le premier citoyen de la ville. Il rappelle à l’autorité urbaine son devoir fondamental d’agir en véritable sentinelle pour ses habitants et leurs biens. Pour le député, la priorité absolue de l’autorité municipale doit rester la veille sécuritaire permanente et la protection sans faille des civils.

​Urgence d’un contrôle strict des armes et des hommes

​Enfin, l’élu de Beni tire la sonnette d’alarme sur l’anarchie constatée dans la circulation des armes et des effectifs armés au cœur des quartiers. Il dénonce avec fermeté les mouvements incontrôlés de certains éléments des FARDC, de la Police Nationale Congolaise (PNC), ainsi que des membres des groupes armés dits Wazalendo.

​Afin de redonner confiance et sérénité aux habitants de Beni, Élie Mbafumoja exige :

  1. ​Un encadrement strict des déplacements de tous les hommes en uniforme au sein de la ville.
  2. ​Le retrait immédiat de toutes les armes en circulation illégale.
  3. ​La reprise régulière des cadres de concertation et d’évaluation sécuritaire.

Soulignons qu’en l’espace d’un mois seulement, la ville de Beni vient de enregistrer plus de 10 cas d’assassinats. Les auteurs de ces crimes restent inconnus.

Rédaction