Beni-Butembo, le 08 septembre 2026
___ Alors que le Nord-Kivu traverse l’une des crises sécuritaires et économiques les plus sombres de son histoire, un signal fort d’espoir et de détermination vient de secouer la province. En l’espace d’une seule semaine, deux chantiers majeurs d’asphaltage ont été lancés simultanément dans les villes stratégiques de Butembo et de Beni.
À la tête de cette prouesse administrative et logistique : le Gouverneur Militaire, le Général-Major Somo Kakule Evariste.
Le pragmatisme face à la résignation
Là où beaucoup auraient invoqué l’état de siège, la guerre ou l’instabilité pour justifier l’inertie, l’autorité provinciale a pris le parti de l’action. Voir deux grands boulevards urbains se faire goudronner simultanément dans deux métropoles distinctes relève presque du défi logistique en temps de paix. En temps de crise, c’est une véritable démonstration de volonté politique.
Ce tour de force repose sur un détail qui change tout : l’utilisation des fonds propres de la Province du Nord-Kivu.
Une gestion rigoureuse des deniers publics
Cette simultanéité des travaux met en lumière une réalité souvent oubliée : les ressources locales existent et peuvent être mobilisées efficacement. L’effort consenti prouve que la rigueur budgétaire et la canalisation des recettes provinciales permettent de financer des infrastructures lourdes sans attendre indéfiniment des interventions extérieures.
- À Butembo comme à Beni, la modernisation des boulevards ne répond pas seulement à un besoin d’embellissement urbain.
- Elle fluidifie le commerce local, renforce la sécurité des axes de transport et insuffle un sentiment de dignité aux populations locales, souvent meurtries par les conflits.
»Développer les infrastructures en plein cœur de la crise, c’est refuser de laisser le chaos dicter l’avenir de nos villes. »
Un signal fort pour la population
En transformant les recettes locales en kilomètres d’asphalte, l’administration militaire envoie un message clair aux habitants du Grand Nord : l’État reste debout, actif et tourné vers l’avenir. Ces chantiers prouvent que la gouvernance sous état de siège peut concilier les impératifs sécuritaires avec les exigences de développement socio-économique.
En une semaine, le Général-Major Somo Kakule Evariste n’a pas seulement coulé du béton ; il a posé les jalons d’un modèle de gestion fondé sur l’autonomie financière et le pragmatisme opérationnel.
Zachée MATHINA