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Beni, le 05 août 2026.

​Alors que le militant Clovis Mutsuva passe son 19ᵉ jour en détention à l’auditorat militaire, les voix citoyennes s’élèvent pour sortir le dossier de l’ombre. Dans une démarche axée sur le dialogue, Azarias Mokonzi interpelle directement la représentation nationale pour éviter une montée des tensions locale.

​Face au silence institutionnel qui entoure la privation de liberté de Clovis Mutsuva, l’indignation cède la place à l’appel à l’action civique. Azarias Mokonzi, figure citoyenne de la ville de Beni, vient d’adresser une correspondance formelle aux députés nationaux élus de la circonscription. L’objectif : sortir les parlementaires de leur réserve passive et réengager le canal politique dans la résolution de cette crise administrative et judiciaire.

​Un rôle parlementaire remis au cœur du jeu

​Dans sa missive, Azarias Mokonzi rappelle aux élus leurs devoirs fondamentaux envers la population qui leur a accordé sa confiance. Il les exhorte à prendre la mesure de la situation en effectuant les démarches nécessaires auprès des autorités militaires et judiciaires compétentes :

  1. ​Interpellation et concertation : Échanger directement avec les services traitant le dossier pour clarifier les griefs reprochés au détenu.
  2. ​Médiation institutionnelle : Servir de pont entre l’appareil sécuritaire et les aspirations démocratiques de la base locale.
  3. ​Apaisement social : Désamorcer la frustration croissante de la population face à une détention perçue comme un point de friction inutile.

​Préserver la cohésion dans un contexte sécuritaire fragile

​Au-delà du cas individuel de Clovis Mutsuva, l’auteur de la lettre met en garde contre les risques de fissuration du tissu social. Dans une région du Nord-Kivu déjà durement éprouvée par les défis sécuritaires chroniques, la confiance entre les citoyens et les autorités reste un prérequis indispensable à la stabilité. Selon Mokonzi, la préservation de l’unité et la promotion d’un dialogue ouvert demeurent les seuls leviers capables de maintenir la paix civile.

​À ce jour, l’initiative n’a pas encore suscité de réaction publique de la part des députés visés. La balle est désormais dans le camp de la représentation nationale de Beni, dont le positionnement est attendu pour débloquer la situation.

Rédaction