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Tolérance zéro à Kasumbalesa : Félix Tshisekedi tape du poing sur la table contre « Bamba Roho » et « Bilanga »

​Kaniama Kasese, le 01 août 2026.

– L’heure n’est plus aux demi-mesures aux frontières de la République Démocratique du Congo. Réuni en Conseil des ministres ce vendredi 31 juillet 2026 à Kaniama Kasese (Haut-Lomami), le Gouvernement a franchi un cap décisif dans la lutte contre la criminalité économique. Au cœur des débats : la reprise en main sans concession du poste frontalier stratégique de Kasumbalesa.

​Une stratégie intégrée : Industrie et Commerce Extérieur

​Cette offensive fait suite à une mission d’évaluation menée dans le Haut-Katanga par le ministre du Commerce Extérieur, Julien Paluku, accompagné de son homologue de l’Entrepreneuriat et des PME (assurant l’intérim de l’Industrie).
​Devant ses pairs, Julien Paluku a défendu une vision claire : la souveraineté économique du pays repose sur deux piliers indissociables. Pour protéger le tissu industriel de Lubumbashi et stimuler la production locale, il est indispensable de coupler l’essor industriel à une éradication pure et simple de la fraude frontalière.

​« J’ai ainsi démontré au Conseil que la modernisation du poste frontalier de Kasumbalesa et l’industrialisation locale répondent à un même objectif stratégique : réduire notre dépendance extérieure et renforcer notre souveraineté économique », a martelé le ministre du Commerce Extérieur Julien Paluku Kahongya.

​Fin de récréation pour les réseaux mafieux

​Pendant trop longtemps, la frontière de Kasumbalesa a été étouffée par des pratiques illicites bien connues : les réseaux dits « Bamba Roho » et « Bilanga ». Ces circuits informels et frauduleux ont gangrené le climat des affaires et privé le Trésor public de ressources financières colossales. ​Le message du Gouvernement est désormais limpide : restaurer l’autorité de l’État. L’assainissement de Kasumbalesa est devenu un engagement politique prioritaire pour réhabiliter la gouvernance des flux commerciaux.

​Les instructions fermes du Chef de l’État : Sanctions et mobilisation générale

​Face à la gravité des constatations, le Président de la République, Son Excellence Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, a pris le dossier à bras-le-corps. Le Chef de l’État a immédiatement donné des instructions fermes à un commando ministériel élargi comprenant :

  1. Le ministre de la Défense
  2. ​Le ministre de l’Intérieur
  3. ​Le ministre de la Justice
  4. ​Le ministre des Finances
  5. ​Le ministre du Commerce Extérieur

​L’objectif assigné par le Chef de l’État est sans équivoque : rétablir un ordre strict et immédiat à la frontière.

​Avertissement solennel aux complices internes

​Une mise en garde solennelle a été adressée à tous les agents et fonctionnaires de l’État qui se feraient les complices de ces réseaux mafieux. Désormais, toute connivence donnera lieu à des sanctions disciplinaires et judiciaires exemplaires, appliquées avec la plus grande rigueur.

​Le Gouverneur du Haut-Katanga en première ligne

​Pour garantir l’efficacité sur le terrain, le Président de la République implique directement le Gouverneur de la province du Haut-Katanga. En sa qualité de représentant du pouvoir central, ce dernier est sommé de s’engager pleinement dans l’exécution et le respect rigoureux de toutes les mesures d’assainissement adoptées.

Rédaction