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Kinshasa, le 28 avril 2026.

Le plaidoyer du notable Jonas Kasimba, en sa qualité du Président national du parti politique Alliance des Congolais pour la Défense des Intérêts du Peuple (ACDIP), adressé à la Première ministre Judith Suminwa Tuluka dans une note technique portant sur la « sollicitation de la application du décret N°13/027 du 13 juin 2013 conférant le statut de ville à la cité d’Oïcha, vient d’obtenir la réponse de la primature, qui dit avoir transmis à son tour ledit dossier au Vice-Premier Ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières pour examen.

« Monsieur le Président, Son Excellence Madame la Première Ministre, Cheffe du Gouvernement, me charge d’accuser réception de votre note technique mieux référencée en concerne, du 03 décembre 2025, et de vous en remercier. Compte tenu de la nature et de la sensibilité du dossier, dans le contexte sécuritaire actuel de notre pays, votre requête a été transmise, par courrier séparé, à Son Excellence Monsieur le Vice-Premier Ministre, Ministre l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières, pour examen » indique le directeur de cabinet de la Cheffe du Gouvernement dans une correspondance adressée à Jonas Kasimba, faisant suite à sa note technique adressée à la première ministre depuis le mois de décembre de l’année dernière.

Dans cette note technique, le notable Jonas Kasimba, Président de l’ACDIP, un parti politique membre de l’Union Sacrée de la Nation, avait rappelé que le décret signé depuis l’année 2013, reconnaissant la cité d’Oïcha comme une ville reste en souffrance jusqu’à présent, avant de revenir sur certains avantages de voir cette entité se vêtir de sa qualité d’une ville tel que lui conférer par le décret loi.

Pour Jonas Kasimba, sur le plan de la décentralisation opérationnelle, le statut de ville va permettre la création de médianes administratives (mairie et communes) et cela approchera les guichets de services publics au plus près des habitants, réduisant ainsi les temps et couts de déplacement. La nouvelle structure administrative de la ville s’accompagne d’un transfert de compétences accrues de gestion dans différents domaines et l’autonomie de gestion de chaque entité, permet une prise de décision plus rapide et mieux adaptée aux réalités spécifiques de la population en remplaçant ainsi les processus centralisés souvent lents et rigides.

Toujours dans sa note technique, le président national de l’Alliance des Congolais pour la Défense des Intérêts du Peuple (ACDIP), avait soutenu que,

« Le statut de ville va faciliter l’établissement d’instances de participation (conseils communaux) dotés des moyens structurants pour permettre aux citoyens d’être directement impliqués dans les projets de développement et les politiques publiques locales. À ce jour, il faut noter qu’il se pose un sérieux problème de gestion de la cité d’Oicha par l’actuelle Bourgmestre qui accuse des lacunes dans la prise des décisions et cela crée un fossé avec la population qui ne se retrouve plus dans sa gestion qualifiée de belliqueuse par les membres de la société civile. Ainsi donc, la transformation du statut de l’actuelle cité d’Oicha permettra que la population se choisisse librement ses propres représentants au niveau National, Provincial et local qui dorénavant porteront haut sa voix afin de l’ouvrir à un développement économique de sa taille sachant qu’à ce jour ladite cité compte environ de 193 329 habitants comme l’indique le tableau en annexe de la présente. »

À croire Jonas Kasimba, la reconnaissance d’une zone comme Oïcha, sous statut d’une ville c’est un signal fort sur la consolidation du développement économique et social.

« Le statut de ville va conférer une visibilité institutionnelle supérieure auprès des investisseurs nationaux et internationaux, ainsi qu’auprès des bailleurs de fonds car Il est souvent un prérequis pour l’accès à certains programmes de financement nationaux ou subventions axés sur le développement urbain. Cette transformation permettra aussi de mettre en place des outils de planification (Plan Directeur d’Urbanisme, Schéma d’Aménagement) indispensables pour gérer l’étalement urbain, structurer les zones industrielles et commerciales, et planifier les infrastructures à long terme. Elle permettra aussi l’élargissement de l’assiette fiscale et la meilleure organisation des services de recouvrement, facilités par la nouvelle structure, permettant de mobiliser plus efficacement les ressources propres nécessaires à l’investissement local » avait-il poursuivi dans sa note technique, avant d’ajouter que;

« Sur le plan de l’organisation et d’amélioration des services publics essentiels, la transformation du statut de la Cité d’Oicha en Ville offre les avantages dans la capacité à créer des régies autonomes de mobilisation, de financement pour étendre et moderniser les infrastructures d’eau, d’électricité et d’assainissement qui sont à ce jour soit inéquitable, soit vétustes ou insuffisants voire inexistant. Sur le plan de la sécurité et de la sureté, cette transformation permettra d’augmenter des effectifs des policiers et militaires et avoir ainsi une mise en place des brigades spécialisées pour assurer la quiétude de la population à la hauteur d’une ville comme reconnu dans les principes de gestion. Elle offre également l’avantage d’établissement d’une autorité organisatrice concertée de la mobilité, de la création de lignes de bus ou des transports structurant pour relier les quartiers éloignés. Sur le plan sanitaire, ce changement de statut permettra une meilleure coordination avec les ministères de tutelle pour la construction et la gestion des infrastructures nécessaires pour répondre aux besoins de la population qui s’accroit régulièrement. »

En tant que natif du coin, Jonas Kasimba avait motivé sa démarche en démontrant que, la transformation de la Cité d’Oicha en Ville est une nécessité stratégique et non une simple formalité. Selon lui, elle répond concrètement à l’impératif de fournir des services publics de qualité à une population croissante et de démocratiser l’accès à l’administration.

Jonas Kasimba avait également également prouvé dans la conclusion de sa note technique que, cette mutation est la condition sine qua non pour garantir un développement urbain durable, inclusif et planifié, et pour faire d’Oicha un véritable pôle de développement au cœur d’un grand territoire de Beni, en Province du Nord-Kivu.

Rédaction