Haut-Katanga, le 28 avril 2026.
S’inscrivant dans la droite ligne de la vision de madame Christelle Muabilu, Directrice Générale à l’intérim de l’Office Congolais de Contrôle (OCC), qui est celle axée sur le redressement et la restauration de la crédibilité de l’institution; le Chef de la Direction Provinciale de l’OCC Haut-Katanga, Paulin KASEREKA KAMUHA, vient de déclencher une démarche au cœur de renforcement d’un robuste partenariat entre l’OCC et des sociétés minières majeures de la région.
« Cette initiative proactive vise à instaurer un dialogue direct, à évaluer la satisfaction des partenaires et à consolider la relation entre l’OCC et ce secteur économique vital pour le pays » indique M. Paulin Kasereka Kamuha Chef de la Direction provinciale de l’OCC en province du Haut-Katanga, au cours d’une série des visites d’inspection qu’il a effectué à ces sociétés minières.

Outre le partenariat, cette série de descentes sur terrain, entamée par le Chef de la Direction provinciale l’OCC Haut-Katanga depuis le mois de mars dernier, avait aussi pour objectif, non seulement de;
- Vérifier si les agents et cadres de l’OCC s’acquittent convenablement de la mission que le Législateur Congolais a confiée à l’Office, à savoir l’Evaluation de la conformité;
- Rencontrer les dirigeants des Sociétés minières pour les écouter et vérifier s’ils sont satisfaits des prestations de l’Office Congolais de Contrôle d’autant plus que ce dernier doit les accompagner;
- Enregistrer les éventuelles doléances des Opérateurs miniers et envisager des pistes de solutions;
- Rassurer les opérateurs économiques la détermination de la Direction Générale à pouvoir leur faciliter la tâche conformément aux disposions contenues dans le Décret n° 09/44 du 03/12/2009 fixant les Statuts d’un Etablissement public à caractère scientifique et technique dénommé Office Congolais de Contrôle (OCC); mais également de;
- Présenter quelques difficultés que l’OCC éprouve sur le terrain » a déclaré M. Paulin Kasereka Kamuha qui
a apprécié à juste titre le travail abattu par les agents et cadres ainsi que les témoignages des Opérateurs miniers vis à vis du travail fait par ces agent sur place dans leurs sociétés. Ces dernies ont témoigné d’une franche collaboration entre l’OCC et ses partenaires malgré de petites préoccupations qui surgissent parfois et qui sont souvent vite réglées.
Pour Paulin Kamuha, sa démarche s’inscrit pleinement dans la stratégie globale inspirée par la Direction Générale sous l’impulsion du ministre congolais du commerce extérieur Julien Paluku, qui reste celle de redonner à l’OCC sa place de choix en tant qu’organisme garant de la qualité, de la quantité et de la conformité des produits et services.
« Dans un contexte où la crédibilité des institutions publiques est primordiale, la visite de terrain et le contact direct avec les acteurs économiques constituent des leviers essentiels pour atteindre cet objectif. Il ne s’agit pas seulement de contrôle, mais bien de partenariat stratégique, où l’OCC se positionne comme un allié de développement pour les entreprises, tout en veillant à la protection des intérêts nationaux » a-t-il expliqué.
Parmi les sociétés minières visitées; CDM, KICO SA, RUASHI Mining, STL, et MMG. Le Chef de la Direction provinciale de l’OCC Haut-Katanga Paulin Kamuha parle d’un choix non anodin. Pour lui, ces entités représentent une part significative de l’activité extractive dans le Haut-Katanga, brassant des volumes considérables et jouant un rôle crucial dans l’économie provinciale et nationale.

En se rendant directement sur leurs sites, Paulin Kasereka Kamuha, manifeste une volonté de compréhension approfondie des réalités opérationnelles de ces entreprises. Cette proximité permet d’identifier les défis rencontrés, tant par l’OCC dans ses missions d’inspection que par les sociétés minières dans leurs relations avec l’Office.
L’instauration d’un dialogue direct est au cœur de cette démarche.
« Il ne s’agit plus d’une relation purement administrative, mais d’une conversation ouverte où les partenaires peuvent exprimer leurs attentes, leurs préoccupations et leurs suggestions. Mesurer le degré de satisfaction face aux prestations de l’OCC est une étape clé pour identifier les axes d’amélioration. Que ce soit en matière de délais d’intervention, de pertinence des contrôles, de clarté des rapports ou encore de réactivité des équipes, chaque retour d’expérience est une source d’information précieuse pour le redressement de l’Office. Dans le secteur minier, la fiabilité des contrôles de l’OCC est fondamentale. Les sociétés minières opèrent dans un environnement réglementaire strict et leurs activités sont soumises à des normes internationales. L’OCC, par son rôle, doit garantir que les produits exportés répondent aux standards de qualité requis, que les quantités déclarées sont exactes et que les opérations respectent la législation en vigueur. Un partenariat solide repose sur une confiance mutuelle, et cette confiance se construit à travers une communication transparente et des prestations de qualité constante. Par exemple, dans le cadre du contrôle des exportations de minerais, l’OCC est appelé à vérifier la conformité des produits aux spécifications techniques convenues dans les contrats commerciaux. Des contrôles rigoureux et précis permettent d’éviter des litiges avec les acheteurs internationaux et de préserver la réputation du Congo comme fournisseur fiable. De même, le contrôle des intrants importés par les sociétés minières, tels que les équipements ou les produits chimiques, est essentiel pour s’assurer qu’ils sont conformes aux normes de sécurité et d’environnement, et qu’ils ne font pas l’objet de surfacturation, ce qui pourrait avoir un impact négatif sur les recettes de l’État » a précisé Paulin Kasereka Kamuha, avant d’ajouter que;
« Sa visite a permet également de renforcer la compréhension mutuelle des rôles et responsabilités. Les sociétés minières doivent être pleinement conscientes des prérogatives de l’OCC et des procédures à suivre. En retour, I’OCC doit s’adapter aux contraintes opérationnelles du secteur minier, qui peut impliquer des opérations continues et des exigences de rapidité dans les interventions. » Ce dialogue permet d’aligner les attentes et de fluidifier les processus.
« Les instructions de Madame la Directrice Générale ai sont claires le temps est au redressement » martele-t-il, avant de poursuivre que;
« Cela implique une remise en question des pratiques passées, une optimisation des ressources et une montée en compétence des agents de l’Office »

Le renforcement du partenariat avec le secteur minier est une composante essentielle de ce redressement. En s’assurant de la satisfaction de ses partenaires majeurs, I’OCC veut non seulement fidéliser ses clients, mais aussi recueillir des témoignages positifs qui renforcent sa crédibilité auprès des autres acteurs économiques et du public en général. Il est également important de souligner que cet effort de rapprochement vise à prévenir la fraude et la corruption.
Rédaction