Kinshasa, le 28 janvier 2026.
Une année depuis que la ville de Goma au Nord-Kivu à l’Est de la République Démocratique du Congo est passée sous occupation de la rébellion du M23-AFC soutenu par le Rwanda ce mardi 27 janvier 2026, une rébellion qui a raté l’adhésion population selon le notable Achille Kapanga.
« Une année depuis l’occupation de la ville de Goma par les rebelles du M23-AFC, la lecture est simple, il faut que le monde entier comprenne que les notables et la population du Nord-Kivu n’ont pas accepté de collaborer avec les rebelles, voilà pourquoi cette rébellion n’a pas pu avancer, contrairement à celle de 1997 de Mzee Laurent Désiré Kabila où le peuple était derrière la rébellion. La preuve est simple, vous avez, vous même vu quand le Gouverneur du Sud-Kivu est rentré à Uvira la population a manifesté la joie de revoir encore son Gouverneur, c’est une preuve que la population ne veut pas de la guerre » indique le notable Achille Kapanga acteur politique, avocat au barreau de Kinshasa, expert et analyste des questions sécuritaires de l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC).
Cet acteur politique dynamique de l’Est, pense que, l’heure n’est plus de chercher à prendre le pouvoir par les armes en tuant des innocents.
« Il faut que les gens qui occupent illégalement Goma comprennent que ce n’est plus le moment de chercher le pouvoir en tuant les innocents, de chercher le pouvoir en mettant les gens dans les camps de déplacés, c’est interdit, le mieux est que, soit qu’ils acceptent toutes le propositions qu’on a faites pour trouver la paix, ou soit carrément le Gouvernement doit s’organiser pour mettre hors d’état de nuire tout le monde qui met mal à l’aise notre pays » ajoute Maître Achille Kapanga, qui précise dans un ton ferme qu’on ne doit pas accepter que la ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu demeure une porte d’entrée de malheur.
Achille Kapanga regrette de voir Goma sombrer, alors qu’elle était une ville au centre des échanges économiques avec d’autres pays de l’Est et provinces de la République Démocratique du Congo.
« Des milliers des morts, des cas de viols, des traumatismes et consort… pas de banque, des déplacés de guerre presque partout, des atrocités. Goma était en échange commercial régulier avec d’autres provinces et même la capitale, des avions pouvaient décoller de Goma et atterrir à Goma, ces vols réguliers n’existent plus. Les gens qui vendaient leurs pommes de terre, leurs viande, donc toutes les marchandises pour Kinshasa, c’est devenu pratiquement impossible » déplore-t-il.
Rappelons que, c’est depuis le 27 janvier 2025 que la ville de Goma chef-lieu de la province du Nord-Kivu à l’Est de la République Démocratique du Congo est passée sous contrôle de la rébellion du Mouvement du 23 mars en coalition avec l’AFC sa branche politique soutenue par le Rwanda. Cette chute avait causé plusieurs déplacement des milliers des habitants de cette ville, à la fermeture également des plusieurs activités commerciales et des banques. Résiliente, la population endure une situation sans précédent car n’ayant pas où allé.
Rédaction