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Dans une tribune signée par Patrick Mundeke, candidat député provincial de la ville de Goma en République démocratique du Congo (RDC), les problèmes rencontrés par l’enseignement supérieur congolais sont dénoncés avec véhémence. L’un des principaux points soulevés est l’imposition précipitée du système LMD (Licence-Master-Doctorat) sans une préparation sérieuse préalable.

L’auteur souligne que si les pays anglophones ont adopté le système LMD, c’est en partie grâce à la pratique de l’apprentissage technique, connu sous le nom de « learning by doing ». Dans ces pays, les étudiants ont accès à des laboratoires bien équipés qui leur permettent de mettre en pratique les théories étudiées immédiatement. Malheureusement, les universités congolaises se trouvent déjà dans une situation précaire, manquant cruellement de bibliothèques adéquates et de laboratoires fonctionnels.

Mundeke dénonce le fait que cette décision précipitée d’adopter le système LMD est le fruit d’un esprit populiste de politiciens actuels qui ne se soucient guère des conséquences à long terme pour la République. Les comités de gestion des universités sont à la merci des humeurs et des pressions des politiques, subissant intimidation, changements et ponctions financières, ce qui finit par nuire gravement à la gestion des établissements.

L’auteur évoque une alternative inspirante : dans un Congo dirigé par des leaders visionnaires tels que Katumbi, les comités de gestion des universités seraient établis par le biais de votes lors des conseils scientifiques, avec un mandat de trois ans renouvelable une fois. L’État se contenterait d’acter ces décisions, mettant ainsi fin aux pressions politiques incessantes exercées sur les gestionnaires des universités. Cette approche permettrait d’améliorer la qualité de l’éducation offerte aux étudiants congolais et de réparer les lacunes actuelles.

Selon lui, il est urgent de repenser notre approche et de placer l’éducation au-dessus des considérations politiques à court terme. Pour transformer les universités en institutions renommées à l’échelle mondiale, dit-il, il est impératif d’investir dans des infrastructures telles que des bibliothèques de qualité et des laboratoires adaptés. Cela permettrait aux étudiants congolais de mettre en pratique ce qu’ils apprennent en classe, leur offrant ainsi les outils nécessaires pour réussir dans un monde en constante évolution.

Pour Mundeke, Il est temps de libérer les universités congolaises de l’ingérence politique afin de relever les défis actuels de l’enseignement supérieur. En adoptant des réformes réfléchies et en garantissant une gestion universitaire indépendante des pressions politiques, nous pourrons espérer offrir une éducation supérieure de qualité en RDC.

Zachée MATHINA