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Une tension s’est observée dans la matinée de ce jeudi 17 août 2023 dans certaines artères de la ville de Goma, au Nord-Kivu.
Suite au kidnapping de deux jeunes de Goma depuis le début de la semaine, une manifestation de colère a été organisée pour exiger leur libération.
C’est depuis mercredi que les étudiants et certains jeunes manifestent pacifiquement dans les rues de Goma.

Mercredi, la marche a commencé le matin à l’ISC/Goma pour déboucher au cabinet du gouverneur de province.
Ce jeudi matin encore, les manifestants, qui ne décolèrent pas, ont intensifié leurs manifestations. Ils ont pris assaut presque tous les axes de la ville, pour dénoncer les cas de kidnappings qui se multiplient. 

Des jeunes ont attaqué le bureau de la société de télécommunications Airtel qui a été touché par quelques projectiles. Cette société est toujours accusée de ne pas dénoncer les kidnappeurs qui passent par son réseau pour exiger des rançons.

Des éléments de la Police sont intervenus en usant des tirs de sommation, en vue de disperser les manifestants.
Selon le président provincial des étudiants, Dany Kambale, dit vouloir interpeller le gouvernement provincial de s’impliquer pour la libération de leur camarade, kidnappé depuis lundi dernier, et de tous les autres jeunes kidnappés qui restent en otage.
Même son de cloche pour le parlement des jeunes du Nord-Kivu.

Son porte-parole, Guel Mamlaka, demande que la somme exigée par les bourreaux soit payée par le Gouvernement ou soit par les maisons de télécommunications. Celles-ci sont accusées de ne rien faire pour localiser et identifier les kidnappeurs afin de d’être déférés devant la justice.

Dans son communiqué du 16 août, la Représentation des étudiants du Congo, (REC/Nord-Kivu) a appelé à la suspension des activités académiques au sein de toutes les institutions supérieures et universitaire pour exiger la libération de Youssouf Asumani, étudiant de l’ISTA/Goma, porté disparu depuis le lundi 14 août et dont les ravisseurs exigent une rançon de 10.000 dollars américains.
L’autre jeune, Fabrice Kamwanya, est un prédicateur qui a aussi été kidnappé depuis le même lundi vers le quartier Mugunga.
Même son de cloche pour le parlement des jeunes du Nord-Kivu.  Son porte-parole, Guel Mamlaka, demande que la somme exigée par les bourreaux soit payée par le Gouvernement ou soit par les maisons de télécommunications. Celles-ci sont accusées de ne rien faire pour localiser et identifier les kidnappeurs afin de d’être déférés devant la justice.

Le Parlement des jeunes du Nord-Kivu appelle les autorités à prendre en main cette situation « avant que le pire n’arrive ».

A cet effet, les étudiants disent suspendre toutes activités académiques au sein de toutes les institutions d’enseignement supérieur et universitaire de la ville de Goma, dès ce jeudi, jusqu’à la libération de leur camarade Youssouf Assumani, étudiant en 3eme graduat électricité.

Josué Mutanava à Goma