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Sans aucune explication sur son arrestation, Salomon Kalonda SK Della, a été conduit dans une jeep 4×4 par les mêmes hommes armés pour une destination inconnue, selon des témoins présents à l’aéroport et qui ont assisté à toute la scène.

Une arrestation qualifiée d’un enlèvement par plusieurs personnalités politiques dont celles de l’opposition et de la société civile.

Ils sont plusieurs à dénoncer cette action qui selon eux va à l’encontre des libertés politiques et individuelles des acteurs politiques et ceux de la société civile dans le pays.

Outre la réaction de Moïse Katumbi son mentor, ainsi que celles des opposants comme Delly Sesanga, Matat Ponyo et Martin Fayulu, les activistes des droits humains et les militants des mouvements citoyens dont ceux de la Lucha ont aussi réagi, pour dénoncer ce qu’ils qualifient d’une dictature qui sévit petit à petit dans le pays avec l’avenement du régime politique actuel.

Moïse Katumbi, qui qualifie cette arrestation d’un “enlèvement crapuleux” exige la libération immédiate de son proche collaborateur.

« Aucune base juridique. Fin de l’Etat de droit. Que lui reproche-t-on? Où a-t-il été emmené ? Les autorités doivent s’expliquer et le libérer !« , en a-t-il écrit sur son compte twitter quelques minutes après l’arrestation de Salomon Kalonda SK Della.

De son côté, Georges Kapiamba, président de l’organisation non gouvernementale Accès à la Justice, a condamné l’arrestation de Salomon Kalonda, soulignant qu’elle portait atteinte à l’article 17 de la Constitution de la République Démocratique du Congo. Il réclame quant à lui une enquête judiciaire crédible et sa libération.

“Je viens d’apprendre que Salomon Idi Kalonda, l’un de collaborateurs les plus proches de Moïse Katumbi, vient d’être enlevé en plein aéroport de Kinshasa par des hommes en tenue civile par un pick up double cabine. Je proteste contre ce type de dictature et réclame sa libération”, a réagi à son tour l’ancien premier ministre et sénateur Matata Ponyo.

Un autre membre de la société civile à réagir est le numéro un de l’Asadho, Jean-Claude Katende. “Ce matin, j’ai encore raison de m’inquiéter pour mon pays: l’enlèvement du conseiller de Moïse Katumbi à l’aéroport de Ndjili par des individus non porteurs d’aucun mandat et dans les conditions qui ne respectent pas la dignité humaine montre que le Congo tend vers une jungle » a-t-il déclaré.

Pour Delly Sessanga, l’un des challengers de Félix Tshisekedi à la présidentielle qui arrive,l’enlèvement des acteurs politiques pour les réduire au silence est une pratique condamnable propre aux dictatures. “Après l’enlèvement de mon collaborateur détenu depuis plus de 30 jours à l’ANR, je déplore celui de Salomon Kalonda aujourd’hui à l’aéroport de Ndjili”.

En dépit de toutes ces réactions, le proche de Katumbi Salomon Kalonda SK Della, passe sa première nuit dans un endroit non propice qui reste à découvrir, et pourtant il serait déjà arrivé à sa destination.

Qu’est-ce que le régime Tshilombo lui reproche-t-il, en tout cas cette question reste jusqu’à la rédaction de cet article sans réponse…

« Wait and see » disent les anglais

Rédaction