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Les affrontements ont repris, le vendredi 21 octobre dans la matinée, entre les FARDC et les rebelles du M23, dans la zone de Rangira, dans le groupement Jomba, en territoire de Rutshuru (Nord-Kivu).

Selon plusieurs sources, des tirs d’armes lourdes et légères sont entendus dans la zone, depuis 6 heures locales , obligeant des centaines d’habitants à se déplacer vers le Chef-lieu du territoire.

Plusieurs sources civiles et administratives dans la zone renseignent que les rebelles du M23, positionnés sur les collines Mukarange et Shwema, dans le groupement voisin de Bweza, larguent des obus sur les positions des FARDC à Rangira.

Ces sources ajoutent qu’au moins deux civils, un jeune d’environ 18 ans et un homme de plus de 50 ans, ont été blessés et évacués pour des soins vers Rutshuru centre, alors que le village de Rangira est en train de se vider de ses habitants qui prennent la direction du chef-lieu du territoire.

En revanche, dans un communiqué publié jeudi par son porte-parole, Lawrence Kanyuka, le mouvement du M23 « accuse l’armée congolaise d’avoir attaqué sa position de Rangira. Les attaques auxquelles ils seraient en train de répliquer en légitime défense », dit-il.

Pour l’instant, la réaction du porte-parole de l’armée dans la région, au sujet de ces attaques, se fait toujours attendre.

Bunagana, cité frontalière avec l’Ouganda ainsi que d’autres entités environnantes des groupements Jomba, Bweza, Kisigari et Busanza sont sous occupation du M23, depuis pratiquement quatre mois.

Une accalmie s’était observée ces dernières semaines sur la ligne des combats, en attendant l’aboutissement du processus de Nairobi et de Luanda.

La semaine dernière, le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya, a affirmé que la RDC ne va pas négocier avec le M23, qualifié de mouvement terroriste mais qu’un dialogue avec son parrain , le Rwanda est envisagé.

Josué Mutanava