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La population de Goma a peiné, ce lundi 10 octobre, à trouver les moyens de se déplacer faute de transports en commun.

La plupart des propriétaires de ces véhicules ont gardé leurs engins à la maison à la suite du recouvrement forcé des taxes et impôts relatifs à la sécurité routière, exercice fiscal 2022.

Depuis 6 heures locales, les agents taxateurs du gouvernement provincial du Nord-Kivu ont installé plusieurs points de contrôle sur les principales artères de Goma.

Des centaines de véhicules sans documents exigés sont déjà arrêtés et nombreux autres ne sont pas carrément en circulation.
Les passagers ont dû se livrer à une lutte pour obtenir une place à bord des bus de transport en commun ce lundi sur certains axes de Goma.

La conséquence est que le prix d’une course à bord des mini-bus, par exemple, est passé de 500 à 1000 francs congolaise (0,5 USD).

Le secrétaire provincial de l’Association des chauffeurs du Congo (ACCO/Nord-Kivu), Lubula Ramazani, reconnait que l’autorité provinciale leur avait averti deux mois à l’avance.

Notons que ce lundi était le début de cette opération de bouclage des véhicules automoteurs concerne toute la province du Nord-Kivu.

Elle fait partie d’une mesure d’application de l’instruction que le gouverneur de province, général Constat Ndima, a annoncée la semaine dernière.

Josué Mutanava