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Toutes les composantes de la société, ainsi les députés provinciaux de deux provinces sous l’état de siège sont pour la levée de cette mesure qui se veut exceptionnelle départ son nom, mais pas sur le terrain.

Au Nord-Kivu par exemple, la coordination provinciale de la société forces vives et les mouvements citoyens, viennent de décréter deux journées ville morte à Goma pour ce fait soit le lundi et le mardi 27 septembre, dans leurs revendications, ils exigent aussi le départ de la Monusco et la libération de la cité frontalière de Bunagana, actuellement sous contrôle du M23.

Tout en compatissant avec la société civile qui est la première victime des atrocités ennemies, le député national Jérôme Kambale Lusenge Bonane, fait savoir que la demande de la levée de l’état de siège avait été lancée par les députés nationaux qui avaient, à premier compris son inefficacité (état de siège), mais également le cri de détresse de la population face à l’échec de ce régime militaire.

« Les deputes nationaux ont plusieurs fois prévenus
le gouvernement sur la difficulté de faire un rallongement de l’état de siege, le Chef de l’Etat avait même rassuré d’en finir au début des vacances parlementaires de juin dernier. Malheureusement le phénomène Bunagana s’est improvisé et a rendu impossible l’annonce d’une telle décision, c’est pourquoi le parlement, en a accordé la loi d’habilitation au gouvernement pour le proroger à sa place pendant les vacances »

Jérôme Lusenge ajoute que, les députés nationaux ont donné un ultimatum pour ne plus en revenir après les vacances, solliciter une telle mesure exceptionnelle. »

« Face à cette responsabilité le gouvernement doit manoeuvrer et justifier la fin de cet état de siège avant les deux semaines après lesquelles, il sera alors contraint de se présenter », a renchéri l’honorable Jérôme Lusenge Bonane, qui selon lui, « Pour celà, point n’est besoin de trop parler dans le sens de vouloir humilier notre propre gouvernement, il ne fait que s’executer face à l’opinion du parlement dont il est l’emanation et qui est sa hierarchie » a-t-il conclu.

Soulignons que malgré son appartenance dans l’Union Sacré pour la Nation, l’honorable Jérôme Lusenge Bonane est parmi les rares députés nationaux qui ne sont pas d’accord avec l’état de siège qui a montré ses limites dans la restauration de la paix et de l’autorité de l’État dans le Nord-Kivu et l’Ituri.

Rédaction