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Le vice-président de l’Assemblée provinciale du Nord-Kivu, Jean-Paul Lumbu Lumbu a déploré, jeudi 8 septembre, le musellement des élus provinciaux dans cette province sous état de siège.Intervenant sur Radio Okapi, cet élu du territoire de Lubero regrette que certains députés provinciaux soient interdits d’organiser des activités politiques, alors que d’autres les font.

Il a cité le cas du député provincial Didier Luko, arrêté l’année dernière en plein meeting à Kamandi. Jean-Paul Lumbu Lumbu a également évoqué son propre cas lorsqu’il aurait été menacé pour ses opinions politiques.

Ce qu’il qualifie d’injustice et de discrimination lors de l’exercice des mêmes droits et libertés politiques.Pour le vice-président de l’organe délibérant du Nord-Kivu, autant il est autorisé aux députés nationaux d’organiser des matinées populaires et politiques en province, bien qu’en état de siège, il devrait en être de même pour élus provinciaux.

« Dans un pays qui veut appliquer véritablement le principe de l’état des droits, nous ne pouvons pas cautionner la politique de deux poids, deux mesures.

Il est inadmissible et impensable que dans une province où l’on sait être dans un régime exceptionnel de l’état de siège, que les autorités accordent l’exercice des droits et libertés politiques à un certain nombre d’acteurs, parce qu’ils viennent de Kinshasa ou de je ne sais d’où encore, mais que d’autres qui ont la même qualité et qui ont été élus puissent être victimes d’une injustice, d’une discrimination lors de l’exercice des mêmes droits, libertés politiques », a-t-il fustigé.

Combien de députés provinciaux, se demande-t-il, n’ont-ils pas été interpellés, arrêtés, tout simplement parce qu’ils ont tenté de tenir un petit meeting dans leurs circonscriptions ? s’est interrogé Jean-Paul Lumbu Lumbu avant d’ajouter :

« Mais nous voyons les honorables députés nationaux se pavaner au Nord-Kivu, organiser des meetings, des matinées politiques sans que ces derniers soient inquiétés par les autorités de l’état de siège.

C’est une situation lamentable que nous devons dénoncer publiquement. Il s’agit d’une discrimination, d’une injustice que nous ne savons cautionner ».Rappelons-le, l’état de siège qui demeure jusqu’à présent sans résultat sur terrain vient de totaliser 1 ans et quelques depuis son instauration.

Rédaction